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Les causes du cancer du foie restent inconnues à l'heure actuelle. Néanmoins, on connaît bien les facteurs de risque susceptibles de favoriser la survenue des cancers du foie. Ainsi, lorsqu’une personne présente un ou plusieurs de ces facteurs, elle bénéficie généralement d’un suivi pour surveiller l’état du foie. Ce suivi permet de faire le diagnostic avant même que des symptômes n'apparaissent.

Causes du cancer du foie : pathologie hépatique préexistante

Les personnes qui sont déjà porteuses d'une pathologie hépatique font partie des sujets plus à même de développer un cancer du foie. Parmi ces pathologies, on retrouve :

  • La cirrhose hépatique est responsable de 80 % des cas de cancers du foie en Europe. En effet, elle entraîne une fibrose du foie qui provoque une inflammation chronique :
    • Elle est d'origine alcoolique dans 60 % des cas, due à un virus dans 20 % des cas ou à l'association des deux dans 5 % des cas.
    • En 10 ans, 20 % des personnes atteintes de cirrhose finissent par développer un cancer hépatique. En effet, une personne présentant un foie cirrhotique voit ses risques de développer un cancer du foie augmenter chaque année de 4 % environ.
  • Les hépatites chroniques B ou C (des pathologies virales extrêmement contagieuses) sont les principales responsables des carcinomes hépatocellulaires au niveau mondial. En France, environ 100 000 personnes sont porteuses d'un de ces 2 virus mais 50 % d'entre elles l'ignorent.
  • Le diabète sucré favorise l'apparition d'un cancer du foie (le foie stocke et fabrique du sucre).
  • De même, être porteur d'une stéatose hépatique (accumulation de graisses dans les cellules du foie) augmente les risques de cancer hépatique. Mais, de façon générale, la présence excessive de graisse corporelle augmente le risque de développer un cancer du foie ; les personnes obèses sont donc beaucoup plus à risque que les autres.
  • L'hémochromatose (maladie génétique caractérisée par le stockage de trop grandes quantités de fer au niveau du foie) constitue également un facteur de risque de cancer du foie en raison de l'inflammation qu'elle provoque.

Consommation excessive d'alcool, un facteur de risque

Les personnes qui consomment de grandes quantités d'alcool (à partir de 3 verres par jour), notamment de façon répétée et sur le long terme, sont plus à risque que les autres. Selon le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), la consommation de boissons alcoolisées est responsable de près de :

  • 32 % des cancers du foie chez l’homme ;
  • 8,4 % des cancers du foie chez la femme.

En effet, cette consommation favorise l'apparition d'une cirrhose qui augmente elle-même le risque de développer un cancer hépatique. Quoi qu'il en soit, même si boire de l'alcool n’entraîne pas nécessairement une dépendance et une cirrhose hépatique, cela constitue toujours un facteur de risque. La consommation d’alcool est également associée à une augmentation du risque de plusieurs autres cancers :

  • œsophage (1 807 cas de cancers dus à l'alcool en 2015) ;
  • côlon (6 654) ;
  • cavité buccale et pharynx (5 675) ;
  • foie (4 355) ;
  • larynx (1 284) ;
  • sein chez la femme (8 081).

Toutes causes confondues, l'alcool est responsable de :

  • 8 % des nouveaux cas de cancers pour l’année 2015 (28 000 cas) ;
  • 9 % des décès chez l'homme ;
  • 3 % d'entre eux chez la femme.
Lire l'article Ooreka

Causes du cancer du foie : exposition à des substances

L'exposition à certaines substances favorise certains cancers du foie. C'est notamment le cas avec les substances suivantes.

Substance

Où se trouve-t-elle ?

Personnes exposées

Aflatoxines : produit du métabolisme des moisissures produites par le champignon Aspergillus.

Dans des aliments contaminés tels que les arachides, les fruits secs, les épices, les huiles végétales brutes et les fèves de cacao.

Les travailleurs qui manipulent les aliments contaminés sont autant exposés que ceux qui les consomment.

Chlorure de vinyle (ou chloroéthylène) : un composé chimique de synthèse utilisé pour fabriquer du PVC.

Voies d’exposition environnementales inhalatoires et orales.

L’exposition professionnelle au chlorure de vinyle est aujourd'hui quasi-inexistante en France, mais l'Agence nationale de Santé publique (Santé publique France, qui a repris en 2016 les missions de l’Institut de Veille Sanitaire-InVS) estime qu'on en retrouve dans l’eau des réseaux de distribution d’eau potable en raison de son relargage par les conduites en PVC.

Potentiellement tout le monde.

Arsenic

Il est naturellement présent dans les roches anciennes (Massif central, Vosges…) et le sol.

Personnes qui travaillent avec ses composés pour la préservation du bois, en tant que pesticides, et dans certaines industries (alliages de métaux, traitements médicaux, imprimantes ou photocopieuses…).

Dioxyde de thorium (facteur de risque d'angiosarcome et de cancer des voies biliaires)

Il était autrefois utilisé comme produit de contraste dans les examens d’imagerie médicale, mais on s'en sert encore pour certaines soudures industrielles.

Personnes exposées dans le cadre des soudures industrielles.

Traitements médicamenteux, des facteurs de risque

Certains médicaments sont des éléments favorisant la survenue de cancers hépatiques. Cela serait dû au fait que le foie est chargé d'assurer la dégradation de nombreuses substances, y compris les médicaments. Ceux qui sont les plus susceptibles de favoriser un cancer sont les contraceptifs oraux à base d'œstrogènes ainsi que les stéroïdes anabolisants.

Carences en sélénium

Selon une étude de l'EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition), un manque de sélénium serait associé à une augmentation du risque de développer un cancer du foie.

Inversement, les propriétés antioxydanytes de cet oligo-élément sont protectrices et réduisent les risques de cancers digestifs, y compris de carcinome hépatocellulaire. Ainsi, comparativement aux personnes ayant un taux sérique de sélénium élevé, les patients présentant les niveaux les plus bas voient le risque de développer un cancer du foie multiplié par 5.

Cancer du foie selon le décodage biologique

Si l'on se place du point de vue du décodage biologique des maladies (ou biodécodage), la cause du cancer du foie est due à un conflit émotionnel intense, un biochoc. Bien qu'il ne s'agisse ici que d'une piste de réflexion qui devra être abordée avec un biodécodeur compétent, on peut retenir que le cancer du foie est lié à une peur intense de manquer :

  • Il peut s'agir d'une peur de manquer :
    • du nécessaire vital,
    • ou de ce qui est vécu comme nécessaire : argent, vacances, emploi, nourriture, etc.
  • Tout comme le cancer du poumon (l'organe qui permet de respirer, une fonction vitale) est lié à une peur de mourir, le cancer du foie (l'organe qui permet de stocker) est lié à une peur du manque. D'un point de vue biologique, ce conflit s'explique facilement : en créant une tumeur au niveau du foie, l'organisme augmente ses capacités de stockage afin de pouvoir faire face au manque.
  • Par ailleurs, en biodécodage, on considère que les métastases ne sont pas des cellules provenant d'un cancer primitif (lui-même consécutif à un biochoc), mais un nouveau conflit. Il n'est donc pas surprenant que le foie soit souvent le siège de métastases puisque les personnes qui doivent vivre avec un cancer éprouvent souvent la peur de manquer d'argent, de soutien, de temps, etc.

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