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Le diagnostic du cancer du foie est délicat à établir car cette maladie fant généralement son apparition chez des personnes souffrant déjà d'une pathologie hépatique. Ainsi, c'est bien souvent au cours du suivi médical que l'on découvre la présence d'un cancer du foie. Néanmoins, certaines personnes en bonne santé peuvent aussi le développer. Dans ce cas, le diagnostic est plus difficile à poser car les symptômes, souvent généraux et discrets, ne deviennent importants et donc détectables que lorsque la maladie est à un stade avancé.

Diagnostic du cancer du foie : cas de prédisposition

Le diagnostic de cancer du foie chez des personnes déjà suivies pour une maladie hépatique chronique s'effectue généralement au cours des examens de suivi de cette maladie. En effet, les patients qui souffrent d'une hépatite ou d'une cirrhose alcoolique, par exemple, subissent en principe des échographies du foie tous les 6 mois. En cas de découverte d'une masse suspecte sur le foie, l'examinateur pourra rapidement décider de mener des examens complémentaires propres au diagnostic d'un cancer.

Toutefois, on a découvert qu'une IRM avec injection d'un produit de contraste spécifique (l'acide gadoxétique) se révèle beaucoup plus sensible que l'échographie pour déceler les carcinomes hépatocellulaires de stade précoce chez des patients présentant une cirrhose et un fort risque de cancer, notamment chez les patients (surtout les hommes) dont l'IMC est supérieur à 35.

Excepté en cas d’ascite où la détection des tumeurs de moins de 2 cm est meilleure, l’échographie décèle moins de 30 % des lésions de moins de 2 cm là où l’IRM en repère près de 85 %. De plus, l’IRM entraîne moins de faux positifs. En revanche, son coût est beaucoup élevé que celui d’une échographie.

Comment diagnostiquer le cancer du foie ?

Plusieurs examens doivent être pratiqués pour pouvoir poser le diagnostic de cancer du foie. On aura ainsi recours :

  • à l'échographie du foie pour repérer une masse suspecte ou un nodule ;
  • au scanner (ou TDM) du thorax, de l'abdomen et du pelvis pour conforter l'échographie et détecter d'autres nodules, voire des métastases (aux ganglions lymphatiques, aux voies biliaires, aux poumons, aux os, aux glandes surrénales etc.) en cas de cancer de stade avancé ;
  • à une scintigraphie si l'on suspecte la présence de métastases osseuses ;
  • à l'IRM (imagerie par résonance magnétique) pour obtenir des images précises de la tumeur et évaluer l'extension éventuelle aux vaisseaux sanguins (veine porte, veine cave, etc.).

Grâce à ces examens, on peut distinguer les cancers du foie primitifs des cancers secondaires du foie et des tumeurs non cancéreuses (bénignes).

Par ailleurs, on procède à :

  • Des examens sanguins pour évaluer le taux d'alpha-fœtoprotéine (AFP), une substance normalement présente à des taux élevés dans le sang du fœtus, mais qui retrouve un taux normal (très faible) rapidement après la naissance. Or l'AFP est présente dans le sang à un taux anormal en cas de cancer du foie. Si le taux d'AFP est supérieur à 250 ng/ml c'est que l'on est en présence :
  • Une biopsie (prélèvement de cellules du foie sous anesthésie locale) qui permet de confirmer la présence d'un cancer. Cependant, même si elle permet de bien déterminer l'état du foie, elle est réservée aux patients présentant une anomalie qui n’a pas pu être suffisamment bien caractérisée à l'aide des précédents examens.

Examens complémentaires

Lorsque le diagnostic de cancer du foie a été confirmé, d'autres examens doivent être menés. Ils sont destinés à évaluer le fonctionnement du foie et, si elle n'est pas déjà connue, la pathologie sous-jacente responsable de ce cancer (cirrhose ou hépatite). Cela permet :

  • d'une part, de choisir le traitement le plus adapté ;
  • d'autre part, de prévenir l'apparition de complications.

Analyses biologiques

Des analyses sanguines poussées sont réalisées afin de déterminer les taux de prothrombine et d'albumine. Ces deux protéines produites par le foie peuvent être présentes en trop faibles quantités dans le sang, ce qui traduit un dysfonctionnement hépatique.

Fibroscopie

Il est parfois nécessaire de réaliser une fibroscopie afin d'observer l’œsophage et l'estomac. Grâce à cet examen, on peut en effet détecter des varices œsophagiennes peuvant être responsables de complications telles que des hémorragies au cours du traitement.

IRM et scanner

Il est envisageable que les examens d'imagerie soient régulièrement renouvelés si, au cours des premiers examens, seules de petites tumeurs sans gravité avaient été détectées. Ainsi, des nodules de moins de 3 cm seront suivis tous les 3 mois afin de s'assurer qu'ils ne grossissent pas.

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